Le 16 juillet à 4h du matin, la plus grande rafle visant les Juifs de France est déclenchée par la Préfecture de police de Paris, à l’initiative des autorités nazies. 4.500 policiers sont mobilisés. Hommes, femmes, enfants et personnes âgées sont arrêtés. La rafle dure jusqu’au 17 juillet à 17 heures.
À cette époque, la France était sous l’occupation nazie et le gouvernement français, connu sous le nom de régime de Vichy, a coopéré activement avec les Allemands. Cette rafle a été organisée par les autorités françaises de Vichy, en réponse aux demandes allemandes de déporter les Juifs en masse vers les camps de concentration et d’extermination nazis.
Lors de la rafle du Vel’ d’Hiv’, environ 13 000 Juifs, 8.833 « adultes » et 4.051 enfants, ont été arrêtés et rassemblés dans le Vélodrome d’Hiver, un grand stade de Paris. Les conditions y étaient effroyables, sans nourriture suffisante, sans accès à l’eau potable et avec très peu de toilettes. Après plusieurs jours passés dans ces conditions terribles, les Juifs ont été déportés vers des camps de transit en France, comme Drancy, puis vers des camps de concentration et des centres d’extermination comme Auschwitz–Birkenau.
La rafle du Vel’ d’Hiv’ est souvent citée comme l’une des preuves les plus claires de la complicité du régime de Vichy dans la Shoah.
En 1995, le président Jacques Chirac a reconnu officiellement la responsabilité de la France dans la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, y compris la rafle du Vel’ d’Hiv’.
Plus d’infos
Le mémorial de la Shoah met à votre disposition de nombreuses ressources pour mieux comprendre cet événement. Tout d’abord, une vidéo de l’historien Laurent Joly pour mettre en perspective cet événement :
Mais aussi une série de témoignages à écouter en podcast ou à regarder en vidéo :
La direction de la mémoire, de la culture et des archives (SGA/DMCA) du ministère des Armées propose également une vidéo de synthèse très utile :
Au matin du 20 janvier 1942, une quinzaine de dignitaires du IIIe Reich se retrouvent dans une villa cossue, conviés par Reinhard Heydrich à une mystérieuse conférence. Ils en découvrent le motif à la dernière minute : ces représentants de la Waffen SS ou du Parti, fonctionnaires des différents ministères, émissaires des provinces conquises, apprennent qu’ils devront s’être mis d’accord avant midi sur un plan d’élimination du peuple juif, appelé Solution Finale. Deux heures durant vont alors se succéder débats, manœuvres et jeux de pouvoir, autour de ce qui fera basculer dans la tragédie des millions de destins.
Dossier pédagogique
Si vous souhaitez approfondir ce sujet après avoir vu le film, le site zerodeconduite.net propose un dossier pédagogique rédigé par Francis Larran avec au sommaire :
Un entretien avec Johann Chapoutot, historien spécialiste de l’histoire du nazisme ;
Différentes activités pédagogiques sur les thématiques suivantes :
La conférence de Wannsee constitue un tournant décisif de la Seconde Guerre mondiale ;
Aux origines du génocide des Juifs et des Tziganes ;
La polycratie nazie au miroir de la Conférence de Wannsee ;
Des premières expérimentations aux chambres à gaz ;
Eichmann, une incarnation de la « banalité du mal » ?
Plus d’infos
Ce film est particulièrement recommandé pour prolonger le chapitre d’histoire de Terminale consacré à la Seconde Guerre mondiale.
Ce plan de travail a pour objectif de vous accompagner dans l’avancement du chapitre en vous donnant accès, le cas échéant, aux supports et fiches d’activité.
Dans sa thèse soutenue en 1991, l’historienne Annette Wieviorka considère que la mémoire du génocide des juifs s’est mise en place selon quatre phases principales :
La phase de retour et du choc de la découverte des camps (de 1945 à 1948) ;
La phase d’occulation du génocide (de 1948 à la fin des années 1950) ;
La phase de réveil des mémoires (de la fin des années 1950 à la fin des années 1970) ;
La phase de l’omniprésence des mémoires du génocide dans l’espace public (à partir des années 1970).
Dans les années 1940, le génocide serait d’abord pensé par les intellectuels, notamment catholiques et protestants ;
Dans les années 1950, des romans et films diffusent cette mémoire dans la société française ;
Dans les années 1960 et 1970, un processus de reconnaissance commence à se mettre en place en parallèle des travaux autour de l’histoire de Vichy (Paxton, 1973).
Il serait réducteur de vouloir opposer ces deux travaux qui n’adoptent pas forcément les mêmes problématiques et n’insistent pas non plus sur les mêmes sources. Ils ont par ailleurs le mérite d’insister tous les deux sur une période de relatif silence autour d’un événement pourtant tragique et aux conséquences gigantesques (environ 6 millions de morts).
Plusieurs motifs peuvent expliquer ce silence :
Un contexte socio-culturel peu favorable au recueil de la parole des juifs après une période d’antisémitisme décomplexé durant la période de Vichy ;
Une volonté d’oublier et de passer à autre chose pour reconstruire le pays et se reconstruire individuellement ;
La crainte d’être confronté à une forme de concurrence victimaire entre les récits des déportés et les témoignages des Français sous l’occupation qui ont aussi eu à supporter les privations, le rationnement, la peur de l’occupant et des bombardement, etc.
Et enfin, un sentiment de culpabilité ressenti par la plupart des survivants d’une tragédie et qui confine parfois au silence.
C’est ce dernier point qui est approfondi dans l’article de Thaddeus Metz ci-dessous, initialement publié sur le site The Conversation. Par une approche philosophique, on apprend notamment que ce « syndrome de culpabilité » est en partie culturel et qu’il n’est pas forcément associé à des valeurs négatives.
Cette lecture devrait donc vous permettre d’approfondir à la fois votre programme d’histoire, mais aussi de philosophie, tout en vous fournissant des idées d’éventuelles accroches de composition…
Ce qu’enseigne la philosophie africaine sur le syndrome de culpabilité
‘Peu importe ce qui arrive dans la vie, la famille devrait toujours être priorité.’: Philosophie Ubuntu. Nathaniel Tetteh/Unsplash
Après avoir réchappé à une tragédie, comme un tsunami, certaines personnes disent ressentir de la culpabilité à l’idée d’avoir survécu tandis que des innocents ont péri à côté d’elles. De la même façon, des spécialistes sud-africains m’ont confié se sentir coupables d’avoir quitté leurs villages et « réussi » dans la société post-apartheid du pays, alors que leurs ex-voisins vivent toujours dans la pauvreté.
Est-il justifié de ressentir de la culpabilité dans de telles circonstances ?
Selon moi, alors que la morale occidentale, très répandue, sous-entend que la culpabilité du survivant est irrationnelle, la tradition philosophique africaine nous donne les clés pour comprendre en quoi elle peut être positive.
En gros, la culpabilité du survivant correspond à un sentiment injustifié. Plus précisément, c’est le mal-être que ressent une personne dont l’entourage a été tué (ou gravement blessé) alors qu’elle-même ne l’a pas été, ou parce qu’elle n’a pas pu sauver ses proches. Et ce, même si elle n’est absolument pas responsable de leur décès (ou de leurs souffrances).
Beaucoup de survivants de gigantesques tragédies dont ils ne sont pas moralement responsables avouent se sentir coupables. Prenons l’exemple des Juifs qui ont réchappé à la Shoah, ou celui des soldats qui sont sortis vivants d’une guerre. On a également observé ce syndrome chez des Japonais qui avaient survécu à un tsunami, comme le raconte le réalisateur Tatsuya Mori.
Le jour du tremblement de terre, j’étais en train de boire une bière avec des amis à Ropponai. Des milliers de personnes ont perdu la vie pendant que je buvais une bière. Je n’avais aucune idée de ce qui était en train de se passer mais, quand j’ai su, j’ai eu honte. Je me suis senti coupable.
Était-ce justifié ?
La culpabilité du survivant est-elle irrationnelle ?
Si l’on en croit l’approche généralement véhiculée par la morale occidentale, cette culpabilité est irrationnelle.
L’utilitarisme, l’un des deux principaux courants de cette morale, soutient en effet que chacun de nos actes doit être motivé par l’amélioration de notre société. La seule raison morale de se sentir coupable dépend de l’utilité de ce sentiment. C’est donc tout naturellement qu’un utilitariste dira :
Rien ne sert de se sentir coupable simplement parce qu’on a survécu. Mieux vaut passer à autre chose.
Selon le kantisme, l’autre doctrine morale en vigueur en Occident, nous devons traiter les autres avec respect, en vertu de leur capacité à prendre des décisions rationnelles. Si l’on abuse de cette capacité, en mettant par exemple les autres en danger de façon inconsidérée, il est alors légitime de se sentir coupable, ou d’être condamné pour ce comportement. Cela revient à se considérer soi-même – et à considérer l’autre – comme un agent responsable de ses actions.
Cependant, en ce qui concerne la culpabilité du survivant, la plupart des kantiens diront :
« Tu n’as rien fait de mal. Tu n’as donc aucune raison de te sentir coupable ».
À strictement parler, la culpabilité du survivant n’est pas rationnelle, dans la mesure où une personne ne laisse pas délibérément l’autre affronter le danger à sa place pour survivre à la Shoah ou à une guerre.
L’expression de l’Ubuntu
La culpabilité du survivant acquière une dimension différente et révélatrice quand on l’analyse à l’aune d’Ubuntu, une philosophie sud-africaine qui prend ses racines dans les valeurs des peuples de cette région. Elle est souvent résumée ainsi :
« Ce sont les autres qui font de nous ce que nous sommes ».
Au cœur de cette maxime, il y a l’idée que pour devenir une véritable personne, ou pour vivre d’une façon véritablement humaine, il faut cultiver les relations avec l’autre, en se préoccupant de son confort et en partageant son style de vie. L’intellectuel sud-africain G.M. Nkondonote que les adeptes de la philosophie Ubuntu ont tendance à :
« exprimer leur engagement vis-à-vis du bien-être de la communauté au sein de laquelle leurs identités se sont formées, ainsi qu’un besoin de vivre leur vie en la liant à celle de leur communauté ».
Obama reprend le concept d’Ubuntu dans un discours en Afrique du Sud, lors d’un hommage à Nelson Mandela, 2013.
Nous nous construisons donc à mesure que nous sympathisons avec autrui, que nous l’aidons à améliorer sa condition, que nous identifions à lui, et que nous établissons une relation d’interdépendance. Selon de nombreuses interprétations de l’Ubuntu, et bien que chacun en soit digne, ceux avec qui nous avons déjà partagé toutes ces expériences ont droit à davantage d’attention et de dévouement, d’où les maximes corollaires : « La famille d’abord » et « Charité bien ordonnée commence par soi-même ».
Selon cette interprétation, nous devenons plus humains en ressentant la culpabilité du survivant, à condition qu’il s’agisse d’une manifestation de loyauté ou de solidarité. Cette culpabilité apparaît généralement quand périssent ou souffrent des personnes auxquelles nous nous identifions, ou avec lesquelles nous vivons. Normalement, elle ne s’exprime pas quand des étrangers périssent (ou souffrent) à l’autre bout de la planète. Elle peut être considérée comme le signe de moralité, et comme l’expression sensible de l’attachement et de l’implication que l’on ressent vis-à-vis de sa communauté.
Comme je l’ai formulé dans une contribution à la future Encyclopédie internationale de la morale, la culpabilité du survivant est un moyen de ressentir des sentiments négatifs en diapason avec les malheurs rencontrés par ceux dont nous partageons l’identité. C’est aussi une manière d’estimer qu’on n’a pas tout fait pour les sauver, même si on n’a manqué à aucun devoir et, donc, pas mal agi. Enfin, pour reprendre les termes d’un autre érudit, c’est une façon de comprendre pourquoi, alors que l’on y a échappé :l’angoisse de la culpabilité et la douleur brute qu’elle engendre permettent de partager un peu de ce destin tragique.
La culpabilité du survivant peut être démesurée, mais ceci est vrai de n’importe quelle émotion négative. Prenez l’exemple d’une personne qui n’est vraiment pas disposée à ressentir cette culpabilité. Peut-on dire d’elle qu’elle ne se sentait pas liée à ceux qui ont péri, ou qu’ils ne comptaient pas à ses yeux ? L’Ubuntu nous aide à comprendre non seulement pourquoi la culpabilité du survivant est propre à la condition humaine, mais aussi pourquoi elle doit l’être.
Traduit de l’anglais par Elisabeth Mol et Bamiyan Shiff pour Fast for Word.
Claude Lanzmann a retrouvé des rescapés juifs des camps d’extermination. Il a traqué les nazis qui se cachaient et réussi à les filmer clandestinement. Il est retourné sur les lieux, dans les villages limitrophes de Chelmno, Ponari, Treblinka, Sobibor, Auschwitz, pour interroger les témoins polonais. Ni fiction – tous les protagonistes ont été en contact direct avec les camps –, ni documentaire – il ne s’agit pas d’une compilation de souvenirs –, Shoah est avant tout un film de la mémoire (Claude Lanzmann parle, lui, d’“immémorial”) qui abolit la distance entre le passé et le présent. Sans recourir aux documents d’archives – il n’y a pas un cadavre dans cette œuvre pétrie de mort – ni aux “images chocs”, Shoah (“anéantissement”, “destruction”, en hébreu) démonte les rouages de la “solution finale”. “Nous avons lu, après la guerre, quantité de témoignages sur les ghettos, sur les camps d’extermination ; nous étions bouleversés, écrivait Simone de Beauvoir en 1985. Mais, en voyant aujourd’hui l’extraordinaire film de Claude Lanzmann, nous nous apercevons que nous n’avons rien vu. Malgré toutes nos connaissances, l’affreuse expérience restait à distance de nous. Pour la première fois, nous la vivons dans notre tête, notre cœur, notre chair. […] Jamais je n’aurais imaginé une pareille alliance de l’horreur et de la beauté.”
Une œuvre d’art
Rythmé par le fracas des trains qui roulent vers les camps, le film monumental de Claude Lanzmann sonde l’horreur, donne à entendre l’indicible et transmet l’innommable avec une sobriété de moyens et une rigueur de ton exemplaires. Faisant remonter à la surface la mémoire des survivants juifs (notamment des membres des Sonderkommandos), déjouant les ruses et les esquives des témoins polonais et des bourreaux, Shoah est une œuvre d’art sans précédent sur la « solution finale ».
Première époque
“L’action commence de nos jours à Chelmno-sur-Ner, en Pologne. À 80 kilomètres au nord-ouest de Lodz, au cœur d’une région autrefois à fort peuplement juif, Chelmno fut en Pologne le site de la première extermination de juifs par le gaz. Elle débuta le 7 décembre 1941. Quatre cent mille juifs y furent assassinés en deux périodes distinctes : décembre 1941-printemps 1943, juin 1944-janvier 1945. Le mode d’administration de la mort demeurera jusqu’à la fin identique : les camions à gaz. Sur les quatre cent mille hommes, femmes et enfants qui parvinrent en ce lieu, on compte deux rescapés : Mikael Podchlebnik et Simon Srebnik. Celui-ci, survivant de la dernière période, avait alors 13 ans et demi : son père avait été abattu sous ses yeux, au ghetto de Lodz, sa mère asphyxiée dans les camions de Chelmno. Les SS l’enrôlèrent dans un des commandos de “juifs au travail” qui assuraient la maintenance des camps d’extermination et étaient eux-mêmes promis à la mort…” (Extrait du texte d’introduction diffusé au début du film)
Cliquez sur l’image pour voir la première partie
Seconde époque
Cette seconde partie s’ouvre sur un chant fredonné par Franz Suchomel, un ancien SS débusqué chez lui par Claude Lanzmann et filmé à son insu. Il s’agit du chant que devaient apprendre, dès leur arrivée à Treblinka, les nouveaux groupes de « juifs au travail » : « Le pas ferme, regard sur le monde, droit et loin, toujours braves et joyeux, les commandos marchent au travail. Pour nous il n’y a plus aujourd’hui que Treblinka, qui est notre destin… » En réponse aux questions précises de Claude Lanzmann, l’ancien SS explique ensuite, carte du camp à l’appui, comment il était possible de « traiter » – liquider – 18 000 personnes par jour à Treblinka…
Cliquez sur l’image pour voir la deuxième partie
Source
Retrouvez ces vidéos, et d’autres ressources utiles sur Arte.tv
Si certains d’entre vous continuent à se poser la question, l’article ci-dessous devrait vous apporter quelques éléments de réponse.
Il peut notamment être mobilisé dans le cadre d’une composition sur les historiens et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale, en précisant néanmoins que la traduction du terme anglais « Holocaust » par « Shoah » en français relève d’une maladresse de traduction qu’il conviendrait d’expliquer.
Sur Google.com, la réponse à la question «la Shoah a-t-elle eu lieu?» est non
Le premier résultat de cette recherche en anglais sur Google.com est un site négationniste.
Sur Google.com, si vous tapez «did the holocaust happen?» (la Shoah a-t-elle eu lieu?), le premier lien qui apparaît en haut de page est intitulé«dix raisons pour lesquelles la Shoah n’a pas eu lieu». Cet article vient du site néo-nazi américain Stormfront, qui a été fondé par l’ancien chef du Ku Klux Klan en Alabama.
En tout, la première page de recherches contient trois articles négationnistes. Ces sites utilisent des techniques d’optimisation afin d’être bien positionnés dans les recherches Google. Cela n’a rien d’illégal, et comme Google se considère comme une plateforme neutre, l’entreprise a tendance à ne pas intervenir.
Interrogé par le magazine Fortune sur ce cas d’article négationniste, un porte-parole de Google a répondu que la direction ne retirait jamais de contenus des résultats de recherche, sauf en cas «de contenu illégal, de virus ou de violations des règles du webmaster».
«La droite a colonisé l’espace numérique»
Aux États-Unis, le site Stormfront, dont Anders Breivik était lecteur, n’est pas illégal, et son fondateur avait appelé ses lecteurs à voter pour Donald Trump.
«La droite a colonisé l’espace numérique autour de ces sujets –les musulmans, les femmes, les juifs, la Shoah, les noirs – de façon beaucoup plus efficace que la gauche»écrit la journaliste Carole Cadwalladr dans The Guardian.
Les détails du fonctionnement de l’algorithme de recherche de Google sont secrets et l’entreprise dit simplement que des centaines de facteurs différents sont utilisés pour déterminer la pertinence d’un article.
Comme le rappelle Gizmodo, les résultats de recherche Google ne sont toutefois pas toujours entièrement neutres: une enquête de la FTC avait révélé que Google manipulait parfois ses résultats pour favoriser ses services par rapport à ses rivaux.
Ces dernières critiques de Google interviennent dans un contexte particulier: après l’élection de Trump, Google et Facebook ont été pointés du doigt pour le rôle qu’ils ont joué dans la dissémination de fausses informations. Début décembre, la direction de Facebook a d’ailleurs annoncé qu’ils recherchaient un chef des informations avec au moins vingt ans d’expérience dans les médias, un poste qui devrait permettre au site de réagir au problème du partage de fausses informations.
Cet article a été édité en français sur Slate, mais il est également possible d’en consulter une version anglaise sur The Gardian.