Cette action leur a permis de travailler en partenariat avec les élèves du lycée BimSem de Mechelen (Belgique) et d’organiser une visioconférence.
Ce projet s’inscrivait dans le cadre d’un partenariat eTwinning et leur travail a été récompensé par l’attribution d’un label de qualité national :
Mais cette action a également été présentée dans le cadre du concours Move2Learn, Learn2Moveporté par la commision européenne afin d’aider les élèves européens à financer leurs projets de voyages et rencontres européennes.
La réponse suivante vient de nous être envoyée. Nous ne sommes hélas pas dans la liste principale, mais nous avons néanmoins encore une chance de remporter nos billets car le projet a été placé en liste d’attente :
« We would like to inform you that your project Colonialism and WWI was not selected among the 5000 first winners. However, given its good quality, it was selected to be on the Reserve list. This means that you still have another chance to win the travel tickets in case some funds become unused, for example if winners travel at a lower cost than the maximum amount allowed, or decide not to travel.
The projects in the Reserve list have been ranked by total score, ranging from 31 to 21 out of the maximum score of 41. Your project total score is 22. Higher ranking projects will be called first as unused funds become available, which will be computed on a monthly basis. Depending on your ranking, you may be contacted again as soon as unused funds become available for your project and no later than 31 October 2018 in any case. We will keep you regularly updated of any changes in the reserve list ».
Encore félicitations à tous !
Une action similaire sera reconduite en 2017-2018 afin de vous permettre de continuer à échanger avec d’autres jeunes européens.
Tellement impatients de pouvoir faire et refaire vos activités préparatoires… vous avez réussi pour la première fois à faire exploser les compteurs du logiciel que j’utilise pour générer automatiquement les synthèses de vos questionnaires.
La situation est revenue à la normale ce matin pour 100 nouveaux mails… mais 86 ont déjà été utilisés entre 7h et 10h du matin !
Rassurez-vous, cela devrait s’aplanir assez rapidement dans les jours suivants lorsque toutes les classes auront réalisé leurs premiers questionnaires et suivront ensuite un calendrier différencié.
Cela ne vous empêche pas de réaliser les activités préparatoires, mais j’en tiendrai bien évidemment compte pour les premières évaluations qui commencent la semaine prochaine.
Quelques jours seulement après l’organisation de notre simulation des Nations-Unies, deux nouvelles rivières indiennes viennent d’être reconnues comme bénéficiant de droits légaux équivalents à une entité vivante, dont le fameux Gange mondialement connu.
Dans le cadre de la journée culturelle du 20 mars 2017 au lycée Anna Judic, une équipe de professeurs vous propose de participer au 1er MUN (Model United Nations) du lycée Anna Judic.
Il s’agit d’un jeu de rôle qui vise à organiser une négociation internationale dans laquelle vous devrez défendre en équipe la position d’un pays sur un sujet et trouver des solutions concrètes aux grands problèmes mondiaux.
Les inscriptions sont ouvertes à partir d’aujourd’hui auprès de la vie scolaire mais attention, les places sont limitées.
Recherches
Pour préparer le débat et le vote de la résolution, il faut que vous soyez au courant des tenants et des aboutissants de votre sujet. Vous devrez donc dresser une revue de presse permettant de faire un bilan factuel de la situation (Qui sont les peuples autochtones ? Où vivent-ils ? Quelles sont les problématiques rencontrées en lien avec notre sujet ?) ainsi qu’un bilan juridique de la situation (d’autres résolutions, traités et accords internationaux ont-ils déjà été rédigés en lien avec notre sujet).
Pour chercher ces informations, vous pouvez utiliser les ressources du CDI, mais bien entendu aussi Internet, notamment les sites suivants qui ont été recensés par l’équipe des professeurs :
Le nouveau Président des Etats-Unis a annoncé le 15 décembre 2016 qu’il avait l’intention de nommer David Friedman comme le prochain représentant américain en Israël, mais il a aussi expliqué qu’il avait l’intention de déménager l’ambassade américaine de Tel Aviv vers Jérusalem.
Pourquoi cela pose-t-il question et pourquoi Jérusalem n’est actuellement pas reconnue par les Nations Unies comme la capitale d’Israël ?
Jérusalem depuis le mont des Oliviers, le 10 mai 2016. ODED BALILTY / AP
L’Etat d’Israël a été créé en 1948 et immédiatement reconnu par les Nations Unies comme un état membre, mais sa capitale, particulièrement sensible en raison des lieux saints qu’elle abrite, a été placée sous contrôle international.
Cela n’a cependant pas empêché les autorités israéliennes d’y installer la plupart de leurs ministères.
Pendant la Guerre des Six Jours de 1967, Israël s’est militairement emparé de Jérusalem Est qui était jusqu’alors sous autorité jordanienne. Cette action a non seulement été condamnée par les Nations Unies, mais elle est également considérée depuis comme une occupation illégale.
Encore une fois, cela n’a pas empêché la Knesset (assemblée israélienne) de déclarer Jérusalem comme la capitale d’Israël en 1980.
Cette décision a néanmoins été une nouvelle fois condamnée par les Nations Unies et a invité ses autres états membres à installer leurs ambassades à Tel Aviv, la deuxième plus grande ville du pays, ce qui a été globalement respecté jusqu’alors. En octobre 2009, le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a rappelé la position officielle de l’organisation internationale qui consiste à considérer que Jérusalem doit devenir la capitale des deux Etats d’Israël et de Palestine, permettant notamment à chacun d’accéder aux lieux saints.
Cette situation semble sur le point d’évoluer au regard des déclarations de Donald Trump et de la nomination de David Friedman comme ambassadeur des Etats-Unis. Bill Clinton et G. W Bush avaient néanmoins eu des propos similaires lors de leurs campagnes électorales respectives, avant de rétro-pédaler une fois installés dans le bureau ovale de la Maison Blanche.
Si certains d’entre vous continuent à se poser la question, l’article ci-dessous devrait vous apporter quelques éléments de réponse.
Il peut notamment être mobilisé dans le cadre d’une composition sur les historiens et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale, en précisant néanmoins que la traduction du terme anglais « Holocaust » par « Shoah » en français relève d’une maladresse de traduction qu’il conviendrait d’expliquer.
Sur Google.com, la réponse à la question «la Shoah a-t-elle eu lieu?» est non
Le premier résultat de cette recherche en anglais sur Google.com est un site négationniste.
Sur Google.com, si vous tapez «did the holocaust happen?» (la Shoah a-t-elle eu lieu?), le premier lien qui apparaît en haut de page est intitulé«dix raisons pour lesquelles la Shoah n’a pas eu lieu». Cet article vient du site néo-nazi américain Stormfront, qui a été fondé par l’ancien chef du Ku Klux Klan en Alabama.
En tout, la première page de recherches contient trois articles négationnistes. Ces sites utilisent des techniques d’optimisation afin d’être bien positionnés dans les recherches Google. Cela n’a rien d’illégal, et comme Google se considère comme une plateforme neutre, l’entreprise a tendance à ne pas intervenir.
Interrogé par le magazine Fortune sur ce cas d’article négationniste, un porte-parole de Google a répondu que la direction ne retirait jamais de contenus des résultats de recherche, sauf en cas «de contenu illégal, de virus ou de violations des règles du webmaster».
«La droite a colonisé l’espace numérique»
Aux États-Unis, le site Stormfront, dont Anders Breivik était lecteur, n’est pas illégal, et son fondateur avait appelé ses lecteurs à voter pour Donald Trump.
«La droite a colonisé l’espace numérique autour de ces sujets –les musulmans, les femmes, les juifs, la Shoah, les noirs – de façon beaucoup plus efficace que la gauche»écrit la journaliste Carole Cadwalladr dans The Guardian.
Les détails du fonctionnement de l’algorithme de recherche de Google sont secrets et l’entreprise dit simplement que des centaines de facteurs différents sont utilisés pour déterminer la pertinence d’un article.
Comme le rappelle Gizmodo, les résultats de recherche Google ne sont toutefois pas toujours entièrement neutres: une enquête de la FTC avait révélé que Google manipulait parfois ses résultats pour favoriser ses services par rapport à ses rivaux.
Ces dernières critiques de Google interviennent dans un contexte particulier: après l’élection de Trump, Google et Facebook ont été pointés du doigt pour le rôle qu’ils ont joué dans la dissémination de fausses informations. Début décembre, la direction de Facebook a d’ailleurs annoncé qu’ils recherchaient un chef des informations avec au moins vingt ans d’expérience dans les médias, un poste qui devrait permettre au site de réagir au problème du partage de fausses informations.
Cet article a été édité en français sur Slate, mais il est également possible d’en consulter une version anglaise sur The Gardian.
Si l’échelle nationale s’impose encore aujourd’hui comme une organisation politique légitime pour gouverner les populations, sa légitimité est de plus en plus contestée. En Syrie, au Mali, mais aussi en Irak, d’autres formes d’exercice du pouvoir s’affirment et contestent progressivement l’autorité de l’Etat
Partenaire du Forum « Guerre et politique », organisé à Paris le mois dernier par l’Université d’Auvergne et l’EHESS, The Conversation France publie toute cette semaine une série de textes issus de ces travaux qui mettent en perspective les nouveaux visages de la guerre. Amandine Gnanguênon (Université d’Auvergne) introduit, aujourd’hui, les enjeux liés à cette problématique qui, de la guerre en Syrie à la lutte antiterroriste dans le Sahel, est plus actuelle que jamais.
L’État reste considéré comme la seule organisation politique légitime pour gouverner les populations, détentrice du monopole de la violence. Or, dans de nombreuses régions, pour certaines en proie à des conflits et des guerres récurrentes, ses services sont inexistants ou défaillants. Cette situation contribue à l’émergence d’autres acteurs politiques. Si les guerres créent des opportunités pour des prétendants au pouvoir qui profitent du désordre pour imposer leurs règles localement, la recomposition des espaces politiques dépasse le moment formel de la guerre.
L’émergence de groupes armés tels que l’État islamique, Al-Qaida, les Talibans, Al Shebaab (Somalie), Boko Haram (Nigeria) ou les groupes armés au Nord-Mali (Ansar Edine, El Mourabitoune, etc.) révèle un point commun : elle montre qu’en marge des appareils d’État, représentés par des élites politico-administratives instituées, émergent d’autres acteurs politiques aptes à répondre aux besoins des populations en termes de sécurité, de redistribution des biens et de justice.
La situation en Syrie, en Irak ou au Mali, pour ne citer que ces exemples récents, rappelle aussi que la guerre n’est pas le seul apanage de l’appareil étatique et de son armée, comme ce fut le cas en Europe pendant les deux guerres mondiales, durant la Guerre froide ou dans le cadre de certains conflits contemporains (Ukraine). Si les situations guerrières sont parfois réduites à un moment où le lien social se déchire, elles créent aussi des opportunités pour des prétendants au pouvoir. Ces derniers disposent, en effet, souvent de moyens supérieurs aux armées nationales et ils profitent du désordre pour imposer leurs règles aux habitants des zones qu’ils contrôlent.
Les conflits armés finissent par atteindre un équilibre, un statu quo, entre de multiples acteurs où transparaît un jeu de vases communicants entre les espaces local, national, régional et international. Les récentes interventions en Irak (2003) et en Libye (2011), en indiquant vouloir mettre fin à la guerre, ont détruit un ordre politique stabilisé dans la violence. Plutôt jugées néfastes pour l’équilibre du système international construit sur le monopole et la puissance des États, l’évolution des rapports de force, observable en temps de guerre, constitue un indicateur de la recomposition des espaces politiques locaux. À l’échelle du temps long, ces changements traduisent l’effritement progressif de la référence au cadre étatique comme créateur majeur de sens et de vivre ensemble.
L’État, un acteur politique en constante négociation
D’un pays ou d’une région à l’autre, les critiques vis-à-vis des gouvernants sont identiques pour expliquer leur perte de légitimité et de crédibilité : absence de projet politique, déchirure du tissu social, sentiment d’abandon ou injustice. Au Niger ou au Mali, même si la qualité et l’offre de services publics se sont améliorées, elles restent insuffisantes dans les zones périphériques. L’accès aux services sociaux de base et aux infrastructures est inégal à l’échelle nationale.
Évoluant dans un espace politique complexe, composé d’une multiplicité d’acteurs, les représentants de l’autorité étatique (armée, police, douane, etc.) se retrouvent en position de constante contestation-négociation avec des milices, des rebelles et des mouvements armés bénéficiant d’ancrages locaux. Derrière un discours valorisant la bonne gouvernance, ils se positionnent pour préserver leurs privilèges liés à leur statut et/ou accumuler des ressources matérielles et symboliques pour rester les acteurs les plus puissants.
La guerre, révélatrice de la recomposition des espaces politiques locaux
L’absence d’État permet à des groupes locaux, des organisations religieuses ou des mouvements radicaux d’asseoir leur influence en s’appuyant sur les tensions sociales. Ces acteurs bénéficient, en outre, de la perte de repères des plus jeunes, d’un système éducatif fonctionnant à deux vitesses et d’une mobilité sociale stagnante. Le sentiment d’abandon ressenti par certains individus les pousse à trouver refuge et solutions dans des registres communautaristes et régionalistes comme l’illustre la situation au nord du Mali ou au Nigeria. L’incapacité à maintenir le contrat social, pour autant qu’il existe, comme socle de la relation entre gouvernants et gouvernés, empêche de capitaliser sur le développement de la démocratie, voire donne lieu à des régressions en matière de droits de l’homme (Turquie).
Le mécontentement social crée donc un terreau favorable aux conflits et à l’explosion de la violence, souvent perçus comme l’ultime moyen pour les peuples de s’exprimer et d’amorcer une dynamique de changement (printemps arabes). En dehors d’une logique du « tout État », la guerre donne des indications sur les modes d’organisation politique et les espaces privilégiés que les populations investissent pour trouver des réponses à leur besoin.
Alep, le 4 décembre 2016. Youssef Karwashan/AFP
Bien que cherchant un équilibre entre traiter l’urgence liée à l’insécurité et favoriser le développement à long terme, l’appareil d’État dévoile un visage souvent jugé autoritaire et répressif. La plupart des pays africains ont, par exemple, augmenté leurs budgets de défense au détriment d’autres secteurs essentiels à l’amélioration des conditions de vie, et cette tendance ne semble pas être propre à l’Afrique. Souvent justifiée politiquement par l’état d’urgence et les mesures prises pour prévenir les actes terroristes, la coercition au quotidien – limitant l’exercice des libertés individuelles – est considéré comme abusive par ceux que le pouvoir politique prétend vouloir protéger.
La recomposition des espaces politiques locaux n’est donc pas entièrement imputable au déclenchement des violences. Elle s’inscrit dans une historicité propre qui transcende souvent le moment formel de la guerre, en trouvant ses racines dans les pratiques iniques des États post-coloniaux.
Des modes de résolution de conflits à réinventer
Il est possible de concevoir la guerre comme une poursuite ou une expression violente de conflits de long terme – souvent non gérés ou non « digérés » par des individus ou des groupes. La guerre éclate dans un contexte où les relations politiques et sociales entre les acteurs sont déjà en train de changer. Elle serait donc à la fois un révélateur, une conséquence et un catalyseur du degré de cohésion ou de fragmentation entre les communautés.
Les temps court et long s’entrechoquent le plus souvent et nécessitent de sortir d’une analyse souvent dictée par les agendas médiatique ou politique. En outre, la frontière des États ne coïncide pas toujours avec celle des conflits et la violence peut s’exporter au-delà de zones dites périphériques (Afrique, Moyen et Proche Orient), comme en témoigne la venue des réfugiés en Europe.
Une difficulté majeure réside dans l’imposition de solutions « traditionnelles » pour résoudre les guerres et qui s’apparentent à des arrangements politiques et des bricolages institutionnels qui ont pour seule référence le statu quo ante. Or, il importe surtout d’identifier les modalités d’une coexistence pacifique et durable entre des acteurs aux intérêts divergents, mais pas nécessairement opposés ou irréconciliables. Quels que soient leurs objectifs, les acteurs qui prônent la neutralité finissent par devenir partie prenante du fait d’une recomposition constante de rapports de force. La question est donc moins celle du « faut-il » ou pas intervenir que du pourquoi et avec quels objectifs. […]
Quelques jours seulement après son élection, Donald Trump a provoqué une énième polémique en acceptant une conversation téléphonique avec Tsai Ing-wen, Présidente de Taïwan. Comme d’habitude, l’homme-d’affaires-star-de-la-télé-réalité devenu Président de la République des Etats-Unis a refusé de faire profil bas face à ce que beaucoup considèrent comme une erreur diplomatique. Au contraire, il surenchérit désormais en menaçant de ne plus reconnaître la « Chine unique ».
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Mais pourquoi cela pose-t-il problème ?
Parce que ce que nous appelons Taïwan n’est pas considéré comme un territoire indépendant par la Chine. Il s’agit d’une île au large du littoral chinois sur laquelle se sont réfugiés l’ancien dirigeant Tchang Kaï-chek et deux millions de Chinois lors de la prise de pouvoir de Mao Zedong en 1949.
Depuis cette période, ce que nous appelons la Chine s’appelle en fait la République populaire de Chine. A l’inverse, Tchang Kaî-chek et ses successeurs n’ont jamais accepté cette défaite et ont considéré qu’ils étaient les garants de l’ancienne République de Chine. Il suffit pour le vérifier de comparer les fiches Wikipedia des deux actuels dirigeants de ces territoires :
Si l’URSS a immédiatement reconnu la légitimité de la nouvelle République populaire de Chine incarnée par Mao Zedong, les autres dirigeants occidentaux ont mis beaucoup plus de temps. La France attend ainsi 1964 pour la reconnaître officiellement et l’ONU attend 1971 pour transférer le siège du Conseil de Sécurité des mains de la République de Chine à la République populaire de Chine.
Quant aux Etats-Unis, ils profitent d’une rupture progressive entre la République populaire de Chine et l’URSS pour tenter un rapprochement qui passe d’abord par ce qui a été appelé « la diplomatie du Ping Pong » avant de sceller officiellement la reconnaissance de la République populaire de Chine avec une visite du Président des Etats-Unis Richard NIXON à Beijing en 1972.
En 1979, ce rapprochement se traduit par la politique de la « Chine unique » qui conduit les Etats-Unis à interrompre leurs relations diplomatiques avec Taïwan. Il s’agit alors de donner des gages à Deng Xiaoping, nouveau dirigeant de la République populaire de Chine, qui souhaite ouvrir partiellement son pays aux investissements occidentaux.
Depuis, les Etats-Unis, la Chine et Taïwan étaient restés sur ce statu quo mais le nouvel occupant de la Maison Blanche ne semble pas l’entendre ainsi.
Le développement durable est une notion récente dont l’histoire est brièvement étudiée par les élèves de Seconde, avant d’être régulièrement mobilisée en Première et en Terminale. Et pourtant, les archives de la presse nous apprennent que les timides débuts de l’écologie peuvent être retrouvés dès le début du XXe siècle.
Cet article a été publié le 7 décembre 2016 sur RetroNews.
EN 1913, UN CONGRÈS SE TINT À BERNE POUR LA PROTECTION DE LA NATURE. IL N’EUT QUASIMENT AUCUN ÉCHO.
C’est l’une des toutes premières initiatives visant à protéger l’environnement : le congrès de Berne pour la « Protection mondiale de la nature », organisé par le gouvernement suisse en novembre 1913. Le constat qui y est fait est celui de la dégradation de la nature par l’homme, notamment par la chasse et la surexploitation, comme le rapporteLe Temps du 19 novembre :
« La destruction des animaux, des plantes, des sites pittoresques, marche actuellement si grand train que la terre risque d’être rapidement transformée en une vaste étable coupée de potagers. La chasse aux animaux sauvages est de même sans merci; la magnifique faune de l’Afrique, dernier reste de la faune tertiaire, est fortement entamée: antilopes, girafes, éléphants, hippopotames, rhinocéros, chimpanzés, gorilles, etc., ne seront bientôt, plus qu’un souvenir; les Norvégiens font une consommation stupéfiante de baleines, qu’il vont chasser sur toutes les mers; que dire des oiseaux de paradis qui n’habitent que la Nouvelle-Guinée, grande comme l’Angleterre, et qui doit suffire à la demande incessante de nos cruelles élégantes? »
Toutefois, le congrès de Berne, qui entendait fonder une Commission consultative pour la protection internationale de la nature, aura très peu d’écho. La guerre interrompra ses travaux et la Commission ne sera pas relancée après 1918.
Il faut dire qu’à l’époque, on est encore loin, tant dans la communauté scientifique que parmi le grand public, de prendre la réelle mesure des atteintes des activités humaines à l’environnement. La notion d’écologie existe déjà, pourtant, puisqu’elle fut inventée en 1866 par Ernst Haeckel, un biologiste allemand, qui forgea le terme à partir du grec oikos (maison, habitat) et logos (discours). Le 17 juillet 1930, Le Journal des débats politiques et littéraires en propose une définition :
« […] Ce que cherche l’écologiste, ce sont les raisons physiques, chimiques et autres, qui déterminent l’habitat des animaux — car c’est de ceux-ci seulement qu’il s’occupe. Il est certain que chaque espèce a ses préférences. Mais celles-ci sont diverses: d’ordre physique, d’ordre météorologique; combien ne faut-il pas considérer d’éléments dans un climat? Et puis, il faut envisager aussi le milieu vivant, les autres formes, dont l’influence peut être capitale. »
Mais il faudra attendre la seconde moitié du XXe siècle pour que l’écologie, d’abord simple science, prenne la connotation protectionniste et politique qu’elle possède aujourd’hui.
Il y a 75 ans, la marine américaine était attaquée par le Japon sur une île du Pacifique. Cet événement permit au président Franklin D. Roosevelt d’engager son pays aux côtés des Alliés dans la Seconde Guerre mondiale malgré une opinion majoritairement isolationniste face à la montée des régimes totalitaires en Europe. L’élection récente de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis semble marquer la fin de ce cycle interventionnisme dans une histoire nationale résolument tourné vers le continent américain.
The bombing of Pearl Harbor was a pivotal moment in U.S. and world history. The attack thrust the U.S. into World War II and set in motion a series of events that would transform the country into a global superpower and guardian of international order. Seventy-five years later, this legacy of Pearl Harbor now faces perhaps its biggest challenge.
Three U.S. battleships are hit from the air during the Japanese attack on Pearl Harbor on Dec. 7, 1941. AP Photo
Japan killed 2,403 Americans on Dec. 7, 1941. More than 400,000 U.S. soldiers would die in the four years that followed. Their blood helped purchase the defeat of fascism in Europe and Asia and laid the foundation for a post-war international order made in America’s image.
Whether the U.S. would have entered World War II absent Pearl Harbor is a matter of some debate. Scholars such as John Schuessler of Texas A&M argue that President Franklin D. Roosevelt had long been angling for U.S. intervention. From this view, FDR was very much aware that Japanese expansionism in Asia and German aggrandizement in Europe meant trouble for America.
Yet anti-war sentiment at home meant that FDR had to tread carefully. A succession of Neutrality Acts restricted the kinds of assistance that could be rendered to the Chinese, French and British governments, while anti-war groups such as America First boasted hundreds of thousands of members.
We will never know if FDR would have succeeded in maneuvering the U.S. into open hostilities with the fascist powers. Pearl Harbor gave him more than enough cause to declare war on Japan and its allies in Europe. But viewed in historical perspective, it is clear that Pearl Harbor was more than just the gateway to America’s entry into World War II.
Rather, the attack constituted a critical juncture in the history of U.S. foreign relations, sidelining isolationism as a powerful force in domestic politics and making overseas engagement the accepted norm.
Expanding overseas commitments
The war effort required a massive mobilization of the U.S. economy and society. By the time of its conclusion in 1945, the U.S. had built for itself the largest fighting force in its history, with a military basing structure that spanned the globe. Japan and large parts of Germany were under U.S. occupation.
After victory, President Truman showed an initial inclination to share responsibility for global order with the country’s wartime allies: Britain, France, the Soviet Union and the nationalist government of China. But extricating the U.S. from world affairs proved difficult, and Truman’s presidency would instead see a marked expansion of America’s overseas commitments.
In Eastern Europe, the Soviets began to establish political control over the countries that they occupied, like Poland and Czechoslovakia. These actions fueled consternation in the U.S. that Moscow was not a responsible partner but rather was bent on further expansion, perhaps across Western Europe or into the Middle East. Fear of communism appeared to be vindicated when, in 1950, North Korean forces crossed the 38th parallel intent on forcibly unifying the Korean Peninsula under communist rule. This act of aggression catalyzed a massive military buildup by the Truman administration.
Containment of communism became the organizing principle of U.S. foreign policy for the next four decades, benefiting from broad bipartisanship consensus on the question. What began after Pearl Harbor as an attempt to defeat fascism had morphed by 1950 into an all-out global struggle to resist communism and maintain the independence of nations in the so-called “Free World.”
Ignoring Thomas Jefferson’s advice on the perils of “entangling alliances,” the U.S. offered security guarantees – formal and informal – to a host of nations in Europe, Asia and elsewhere. U.S. forces were involved in toppling governments from Guatemala to Iran to Chile. And of course, a costly war of choice was waged in Vietnam.
In concert with its allies, the U.S. set about building a liberal international order that would embed international cooperation and create safe spaces for capitalist economies to flourish. The Bretton Woods financial institutions, the United Nations and the General Agreement on Tariffs and Trade (now the World Trade Organization) all can be considered part of this ambitious order-building project.
Monetary Conference at Bretton Woods, New Hampshire in July 1944, attended by representatives of 44 nations, including M.S. Stepanov of Russia, Lord John Maynard Keynes and Vladimir Rybar of Yugoslavia. AP Photo
The U.S. used its power to shape and reshape the world during the decades that followed 1945. But it is now 25 years since the Soviet Union voted itself out of existence, and America’s global footprint remains substantial.
Why has America maintained its deep engagement overseas? Why have its leaders still not seen fit to return U.S. foreign policy to a pre-Pearl Harbor footing?
Trade and security concerns
One reason is that the U.S. economy – or, at least, a large segment of it – has benefited enormously from a liberal international architecture that might collapse without the application of U.S. power to keep trade routes open, energy sources flowing, and anti-capitalist forces at bay.
Another explanation is that successive presidents have concurred with FDR that national security cannot be divorced from international security. From defeating the Axis powers to containing the Soviet Union to tackling “rogue states” and terrorist organizations, it has appeared more attractive to fight America’s enemies overseas rather than risk another Pearl Harbor.
For 75 years, such arguments for U.S. internationalism have more or less held sway in Washington. Today, however, they are increasingly falling upon deaf ears.
President-elect Donald Trump puts little stock in the open international economy, accusing foreign entities of cheating American workers. He has promised to renegotiate trade deals and punish businesses for investing overseas. Trump purports to represent not those who have become rich from global capitalism, but those whose livelihoods have been lost to the vicissitudes of foreign competition.
Nor does Trump see the international environment as posing many bona fide security threats. Trump has promised to forge friendly relations with Russia, for example, and hopes to encourage Moscow to shoulder the burden of defeating the Islamic State. He does not seem to lose sleep over the possibility of conflict with China, baiting the Beijing government over Twitter. Trump has questioned cornerstones of U.S. defense policy such as NATO, and has suggested that U.S. allies can look after themselves, perhaps with the aid of their own nuclear arsenals.
For better or worse, the post-Pearl Harbor world has been one in which the U.S. always has faced compelling incentives to remain preponderant in international affairs. But there was never anything inevitable or immovable about this internationalist consensus. As the conservative columnist Charles Krauthammer noted at the end of the Cold War, isolationist tendencies on both the right and left of U.S. politics were bound to resurface eventually.
With Trump’s election, Krauthammer’s prophecy is perhaps finally coming to pass. Next month, an avowedly “America First” president will occupy the White House 75 years after the original movement of that name reluctantly threw its support behind a war effort that would propel the U.S. into its current position of global primacy. What the attack on Pearl Harbor had banished from American public life will, at last, be mainstream once more.