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Mini-débat HGGSP : “Les États-Unis sont-ils encore une hyperpuissance ?”
🎯 Objectif
Mettre en œuvre vos connaissances sur la puissance américaine à travers un débat argumenté, nuancé et vivant.
🪶 Déroulement
Recherche – Par groupes de 3 ou 4, choisissez un angle :
🟢 Les États-Unis restent une hyperpuissance.
🟡 Une puissance contestée.
🔴 Une puissance en déclin. Appuyez-vous sur des exemples précis issus du cours (économie, armée, culture, innovation, etc.).
Écriture du script – Rédigez un court échange (6 min max) comprenant :
une brève introduction du sujet,
une confrontation d’idées,
une conclusion ouverte. Le ton doit rester crédible et respectueux.
Validation – Faites relire votre script à l’enseignant avant de présenter.
Présentation – Jouez le débat devant la classe ; un élève modérateur distribue la parole.
🧮 Évaluation
Critère
Points
Connaissances précises et exemples pertinents
/8
Argumentation claire et confrontation réelle des idées
/6
Expression orale et mise en scène convaincante
/4
Ouverture et nuance dans la conclusion
/2
Total
/20
🗝️ Conseil : ne récitez pas, dialoguez ! Citez des faits, répondez aux objections, et variez le ton pour captiver votre auditoire.
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Une vidéo de Stupid Economicstrès bien réalisée avec de nombreuses interviews de spécialistes français de la question.
Plusieurs articles de ce numéro du Monde diplomatique sont disponibles sont en libre consultation et il est fort probable que ce journal soit disponible dans votre CDI.
Une infographie proposée par Léonie pour réviser les différentes caractéristiques de la puissance des États-Unis.
Alors que les États-Unis sont en pleine campagne électorale, la France suit avec intérêt les événements qui se déroulent de l’autre côté de l’Atlantique. L’enjeu est mondial, car l’issue de cette élection influencera bien au-delà des frontières étatsuniennes.
En lisant la presse française, on pourrait penser que Kamala Harris représente le choix « raisonnable » face à un Donald Trump souvent présenté comme imprévisible. Pourtant, quand on observe nos propres élections, une partie significative de l’électorat français se tourne vers des candidats de droite, voire d’extrême droite. 🤔
Cette apparente contradiction s’explique par une réalité simple : la gauche et la droite françaises ne correspondent pas directement à la gauche et la droite américaines. 🇫🇷 ≠ 🇺🇸
🧐 Envie de savoir où vous vous situeriez dans le contexte politique américain ? Des outils comme ceux du Pew Research Center ou de ISideWith permettent aux citoyens de mieux comprendre leur positionnement en répondant à quelques questions clés sur des sujets politiques, sociaux et économiques.
🗓️ Le 22 novembre 1963, le président John F. Kennedy a été tragiquement assassiné à Dallas, Texas. Cet événement a bouleversé non seulement une nation, mais le monde entier.
Pourquoi c’est important ? 🤔
L’assassinat de JFK a marqué un point d’inflexion dans l’histoire américaine, symbolisant la fin de l’ère du « Camelot » et influençant profondément la politique intérieure et internationale des États-Unis.
Principales connaissances à retenir :
35e Président : JFK était le 35e président des États-Unis et le plus jeune élu à ce poste.
Dallas, Texas : L’assassinat a eu lieu alors qu’il circulait en cortège dans Dealey Plaza.
Lee Harvey Oswald : Il est arrêté pour le meurtre, mais son assassinat par Jack Ruby a alimenté les théories de conspiration.
Warren Commission : Créée pour enquêter sur l’assassinat, concluant qu’Oswald agissait seul.
Impact Culturel et Politique : L’événement a laissé une empreinte indélébile sur la culture américaine et a généré des décennies de spéculation et de débat.
Un accord de financement d’urgence, adopté in extremis au Congrès américain le 30 septembre 2023, a permis d’éviter une paralysie des activités non essentielles du gouvernement fédéral, aussi connue sous le nom de « shutdown ». Cet accord n’assure le financement de l’État fédéral que pour 45 jours supplémentaires, laissant présager un possible renouvellement de ce psychodrame à la mi-novembre.
Kevin McCarthy, le président républicain de la Chambre des représentants, a réussi à obtenir un compromis bipartisan, rassemblant une large majorité pour assurer ce financement temporaire. Des fonds supplémentaires de 16 milliards de dollars ont également été alloués pour répondre aux catastrophes naturelles.
Cependant, ce compromis a exclu toute nouvelle aide pour l’Ukraine, malgré les plaidoyers du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, pour une intensification de l’aide américaine. Cette exclusion est perçue comme un succès pour la base républicaine radicale et isolationniste, et elle a suscité des inquiétudes concernant l’engagement international des États-Unis et la solidité des soutiens bipartisans à l’aide ukrainienne.
Cet épisode a mis en lumière les profondes divisions au sein du parti républicain et la domination de l’influence de Donald Trump. Les démocrates, malgré leur désaccord avec l’exclusion de l’aide à l’Ukraine, ont voté en faveur de l’accord pour éviter les conséquences dévastatrices d’un « shutdown ».
L’administration Biden, qui avait demandé 24 milliards de dollars d’aide pour l’Ukraine, doit désormais trouver d’autres moyens de soutenir l’Ukraine tout en gérant les tensions et les défis politiques internes.
Qu’est-ce que le « shutdown » ?
Le « shutdown » aux États-Unis se réfère à la fermeture de nombreux services et agences fédéraux en raison de l’incapacité du Congrès et du Président à s’entendre sur la loi de finances. Cela entraîne automatique plusieurs conséquences :
Fermeture des services non essentiels : Seuls les services gouvernementaux jugés « essentiels » continuent de fonctionner. Cela inclut la sécurité nationale, la protection des frontières, la gestion du trafic aérien, et d’autres services vitaux.
Mise en congé des employés fédéraux : De nombreux employés fédéraux sont mis en congé sans solde. Ils ne travaillent pas et ne sont pas payés pendant la durée du shutdown, bien qu’ils puissent recevoir un paiement rétroactif une fois qu’un accord budgétaire est atteint.
Impact sur les services publics : Les services tels que les parcs nationaux et les musées peuvent être fermés. De plus, le traitement de certains documents gouvernementaux, comme les demandes de passeport et de visa, peut être retardé.
Effets économiques : Un shutdown prolongé peut avoir des conséquences économiques négatives, affectant la croissance économique et la confiance des consommateurs et des entreprises.
Vers une nouvelle forme d’isolationnisme ?
L’abandon de l’aide à l’Ukraine dans la décision budgétaire récente aux États-Unis peut être interprété comme un signe de nouvelle forme d’isolationnisme américain car cela révèle un désir de certains acteurs politiques de prioriser les intérêts nationaux au détriment des engagements internationaux et des alliances.
En classe, nous avons étudié l’ANZUS qui est l’acronyme de l’Accord de sécurité entre l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis (US). Cet accord a été signé en 1951 et est un pacte de défense mutuelle entre les trois pays. L’ANZUS prévoit que les parties se consultent en cas de menace contre l’un des pays membres, et que chacun d’entre eux prenne les mesures qu’il juge nécessaires pour y faire face.
Cet accord a été signé à l’origine pour contrer la menace perçue du communisme dans la région Asie-Pacifique pendant la Guerre froide. Bien que l’ANZUS ait été initialement un pacte de défense militaire, il a également évolué pour inclure une coopération économique et politique entre les pays membres.
En 1986, la Nouvelle-Zélande a suspendu sa participation aux engagements militaires de l’ANZUS en raison de sa politique de non-nucléarisation, mais continue de participer aux activités politiques et économiques de l’accord. L’ANZUS est toujours en vigueur entre l’Australie et les États-Unis.
(Trove Australia)
Soixante-dix ans plus tard, l’ANZUS vient d’être remplacé par l’AUKUS qui est l’acronyme de l’Accord de sécurité trilatéral entre l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis. Annoncé en septembre 2021, cet accord vise à renforcer la coopération de défense et de sécurité entre les trois pays, en particulier dans les domaines de la défense maritime, de la cybersécurité et des technologies de pointe. L’un des aspects clés de l’AUKUS est la coopération dans le développement et le déploiement de sous-marins à propulsion nucléaire pour la marine australienne, en utilisant la technologie nucléaire britannique et l’expertise américaine.
Il est intéressant de noter que, malgré le contexte récent de la guerre en Ukraine, la menace à l’origine de ce nouvel accord n’est plus la Russie communiste, mais les ambitions militaires de la Chine qui suscite des préoccupations de sécurité croissantes dans la région Asie-Pacifique.
L’AUKUS est considéré comme un changement significatif dans les relations de sécurité en Asie-Pacifique, et a été accueilli avec des réactions mitigées dans la région. Certains pays, notamment la France, ont exprimé leur mécontentement face à l’annonce de l’AUKUS, car cela a entraîné l’annulation d’un important contrat de sous-marins conventionnels avec l’Australie, qui avait été signé avec la France.
Le premier ministre australien, Anthony Albanese, le président américain, Joe Biden, et le premier ministre britannique, Rishi Sunak, se sont néanmoins retrouvés à la base navale de Point Loma, à San Diego, en Californie le lundi 13 mars 2023 pour annoncer les étapes d’un plan de développement de sous-marins à propulsion nucléaire et armement conventionnel, qui liera leurs pays à très long terme :
A compter du début des années 2030, les Etats-Unis comptent céder à l’Australie trois sous-marins usagés de classe Virginia.
Dans un deuxième temps, Canberra recevra des sous-marins neufs, les SSN-Aukus, reposant sur une conception britannique mais avec des technologies américaines à leur bord.
Les ambitions sont impressionnantes, mais leur concrétisation réclamera des décennies, suscitant de fortes interrogations sur les capacités industrielles, militaires et financières des trois pays à relever le défi. Derrière le volontarisme affiché se dessine une part importante de risque. Pour l’Australie, le coût total – estimé par Canberra jusqu’à 228 milliards d’euros – et le délai de livraison devraient être de loin supérieurs à ce que prévoyait la vente de douze sous-marins à propulsion diesel par le groupe français Naval Group, sabordée par la création de l’alliance.
Le 20 décembre 2019, le président américain Donald Trump a inauguré une nouvelle branche de l’armée américaine. Retrouvez l’essentiel des connaissances à retenir ci-dessous ou bien dans la story interactive publiée sur le compte Instagram d’Historicophiles :
Cette forme de puissance s’inscrit clairement dans le catégorie du hard power, c’est-à-dire la force coercitive qui arbore généralement une dimension militaire, voire économique.
La série « Mappemonde » du journal Le Monde vous propose un nouvel épisode très utile pour réviser l’un des jalons du thème « Analyser les dynamiques des puissances internationales » en HGGSP :
L’essentiel à retenir
Sur le conflit entre la Russie et l’Ukraine
L’Ukraine est symboliquement très importante pour la Russie car il s’agit du berceau de la nation russe.
La Crimée a été donnée en cadeau à l’Ukraine par Nikita Khrouchtchev en 1954 afin de célébrer les 300 ans de la signature du traité de Pereïaslav, mais sans s’imaginer qu’un jour, l’Ukraine puisse prendre son indépendance de l’URSS.
L’Ukraine prend son indépendance en 1991 lors de l’effondrement de l’URSS.
77% des habitants de la Crimée se déclarent le russe comme langue maternelle, contre seulement 10% pour l’ukrainien.
40% des habitants de la Crimée se déclarent russes en 2013 et 15% se déclarent ukrainiens.
Lors d’un référendum organisé en 2014, 97% des votants ont voté pour le rattachement de la Crimée à la Russie.
Le port de Sébastopol est essentiel pour la Russie car il s’agit de l’un des rares accès à une mer chaude (la Mer Noire) et donc à l’ensemble du monde par voie maritime sur toute l’année.
Sur la dislocation de l’URSS et l’opposition grandissante entre la Russie et l’Occident
L’URSS disparaît avec la démission de Mikhaïl Gorbatchev le 25 décembre 1991.
La Communauté des Etats Indépendants (CEI) est créée au début des années 1990 afin de préserver des liens entre la Russie et les anciennes républiques socialistes soviétiques.
Les Etats-Unis avaient promis de ne pas étendre l’OTAN vers l’Est en échange de la réunification de l’Allemagne en 1990.
En 1999, la Pologne, la République Tchèque et la Hongrie sont invités à rejoindre l’OTAN… en promettant à la Russie de ne pas stationner des forces permanentes dans ces pays.
En 2004, L’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Slovaquie, la Slovénie, la Roumanie et la Bulgarie sont invités à rejoindre les rangs de l’OTAN. Cette fois-ci, ce sont des pays qui ont une frontière directe avec la Russie.
Depuis 2013, l’Union européenne et la Russie se disputent l’intégration de l’Ukraine dans leurs unions douanières respectives. Cela se traduit sur le terrain politique par la révolution de Maïdan qui entraîne la démission du président pro-russe.
Depuis quelques années, l’OTAN a commencé à mettre en place un système de bouclier anti-missile en Europe de l’Est. La première base a été inaugurée en Roumanie en 2016.
L’appel de l’Est
Depuis 2008, la Chine est devenu le premier partenaire commercial de la Russie, devant l’Allemagne.
L’Europe reste la principale destination des exportations russes (essentiellement des hydrocarbures)
Depuis 2016, 40% des importations en Russie viennent de l’APEC, c’est-à-dire la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique.
La Russie recherche de nouveaux partenaires en réponses aux sanctions économiques des Etats-Unis, du Japon et de l’Union européenne depuis la crise ukrainienne de 2014.
La question du gaz, principale arme géopolitique russe
La Russie possède 28% des réserves mondiales de gaz.
C’est le premier fournisseur en gaz de l’Union européenne.
Mais depuis quelques années, la Russie signent des contrats d’approvisionnement avec la Chine. Elle construit également de nouveaux gazoducs pour l’acheminement jusqu’en Chine.
Sur la relation en la Russie et la Chine
Ces deux pays partagent leur détestation des Etats-Unis
Les deux pays fondent ensemble la coopération de Shanghai en 2001 afin de créer un nouvel ordre mondial pouvant concurrencer l’hégémonie américaine
Depuis quelques années, la Russie voudrait s’imposer comme une puissance tampon entre l’Europe et l’Asie… mais avec le projet de « nouvelles routes de la soie », la Chine tente de reprendre le contrôle de cet ensemble susceptible de s’imposer comme une puissance alternative aux Etats-Unis
Il est notamment intéressant de consulter la note de service n° 2011-149 du 3 octobre 2011 qui définit l’épreuve obligatoire d’histoire-géographie du baccalauréat général pour les séries ES, L et S et qui précise notamment pour l’exercice de la composition :
La présence d’une production graphique intermédiaire est considérée comme un élément de valorisation de votre copie. Il serait par conséquent dommage de se priver d’éventuels points bonus, à condition de préparer correctement ces éléments à apprendre et reproduire le jour de l’examen.
Schéma-bilan sur l’isolationnisme et les différentes formes d’interventionnisme des Etats-Unis depuis les « 14 Points » du Président Wilson
Soyez actifs et réactifs
Ces productions ne sont pas seulement utiles pour vos compositions. Ce sont également d’excellents supports pour vos révisions. N’hésitez pas à en chercher d’autres et à les mutualiser sur le padlet créé à cet effet !
L’une des épreuves majeures du baccalauréat en histoire-géographie est le croquis de synthèse. Vous devez par conséquent préparer cet exercice avec sérieux.
Consultez la liste des sujets « envisageables ». En l’occurence, pour le chapitre sur « L’Amérique, puissance du Nord, affirmation du Sud », deux sujets de croquis sont possibles :
Les dynamiques territoriales des Etats-Unis ;
Les dynamiques territoriales du Brésil.
Si vous pouvez trouver de nombreux corrigés sur Internet, la plupart ont été réalisés en version informatique. Ils ne sont donc jamais totalement reproductibles avec des crayons de couleurs en situation d’examen. C’est pourquoi je vous propose de réviser à partir de ces corrigés réalisés par des élèves de Terminale.
Vous pouvez cliquez sur chacune des images ci-dessous pour obtenir une version PDF à imprimer en qualité supérieure :
Cliquez sur chaque image pour accéder à une version à imprimer
Le croquis sur les Etats-Unis n’étant pas encore totalement finalisé dans sa version réalisée par des élèves, je vous propose en attendant de vous inspirer de cette proposition de Digischool. N’hésitez pas cependant à nous proposer vos productions !
Soyez actifs et réactifs
Pour réussir un croquis le jour de l’examen, il faut absolument le reproduire à plusieurs reprises sur un fond de carte vierge. Vous devez en effet vous confronter à la difficulté de localiser un élément précis et aux éventuels problèmes de chevauchement de plusieurs figurés. Pour vous entraîner, vous pouvez télécharger des fonds de cartes à cette adresse et partager ensuite vos productions sur les réseaux sociaux d’Historicophiles.
Il est notamment intéressant de consulter la note de service n° 2011-149 du 3 octobre 2011 qui définit l’épreuve obligatoire d’histoire-géographie du baccalauréat général pour les séries ES, L et S et qui précise notamment pour l’exercice de la composition :
La présence d’une production graphique intermédiaire est considérée comme un élément de valorisation de votre copie. Il serait par conséquent dommage de se priver d’éventuels points bonus, à condition de préparer correctement ces éléments à apprendre et reproduire le jour de l’examen.
Il est toujours plus difficile de proposer des schémas intermédiaires en histoire, sauf dans le cas d’organigrammes pour expliquer le fonctionnement d’institutions par exemple. Dans le cadre de ce chapitre sur les « médias et l’opinion publique », je vous propose de vous inspirer du schéma de synthèse ci-dessous qui vous permet non seulement de réviser, mais qui peut aussi tout à fait trouver sa place dans une conclusion de composition :
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