




23 vendredi Déc 2022
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21 mercredi Déc 2022
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British Museum, Frise, Grèce, Parthénon, patrimoine, Royaume-Uni
L’affaire est sensible depuis des décennies. Des « entretiens secrets » à propos d’un retour des frises du Parthénon ont lieu depuis un an entre le président du British Museum de Londres, George Osborne, et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.
Depuis le début du XXe siècle, la Grèce demande officiellement la restitution d’une frise de 75 mètres détachée du Parthénon ainsi que d’une des célèbres cariatides provenant de l’Erechtheion, petit temple antique également sur le rocher de l’Acropole, toutes deux pièces maîtresses du British Museum.
Londres affirme que les sculptures ont été « acquises légalement » en 1802 par le diplomate britannique Lord Elgin qui les a revendues au British Museum. Mais la Grèce soutient qu’elles ont été l’objet d’un « pillage » alors que le pays était sous occupation ottomane.
Dans un communiqué publié samedi 3 décembre, le British Museum assure vouloir « un nouveau partenariat avec la Grèce pour le Parthénon » et être disposé à en parler avec Athènes, sans fournir de précisions. Le président du British Museum, George Osborne, s’était dit, mi-juin ouvert à un accord avec Athènes pour partager les marbres du Parthénon. « Je pense qu’un accord est possible pour raconter (leur) histoire à la fois à Athènes et Londres si nous approchons cette situation sans préconditions ni trop de lignes rouges », avait-il dit sur la radio LBC.
Si un tel accord est trouvé, cela ne serait pas sans conséquence pour des dizaines de milliers d’autres documents rassemblés dans les musées français, britanniques, allemands, espagnols, etc. De nombreuses anciennes puissances coloniales, à l’instar de la France, multiplient les restitutions aux pays dont le patrimoine culturel a été pillé durant leur colonisation, mais cela s’est pour le moment limité à quelques objets d’exception sans s’imposer comme une règle générale.

« Athènes et Londres discutent secrètement du retour des frises du Parthénon« , in Francetvinfo.fr, le 3 décembre 2022.
21 mercredi Déc 2022
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Depuis le 1er décembre 2022, l’Inde assure la présidence du G20, ce forum intergouvernemental composé de dix-neuf des pays aux économies les plus développées et de l’Union européenne qui vise à favoriser la concertation internationale.
Dans le cadre de travaux préparatoires du sommet des dirigeants qui devrait se tenir du 9 au 10 septembre 2023 à New Delhi, les délégations étrangères ont dû participer à une visite imposée de la cellule de prison transformée en mémorial de Vinayak Damodar Savarkar, une icône des nationalistes hindous emprisonnée par les Britanniques.

Ce nom ne vous dit rien ? C’est normal ! Et c’est bien tout l’objectif du gouvernement indien que de remédier à ce qu’il considère comme une vision tronquée de l’histoire.
Lors de sa captivité au pénitencier de Port Blair, Vinayak Damodar Savarkar a écrit Essentials of Hindutva, un ouvrage considéré comme fondamental par l’extrême droite indienne. Il est d’ailleurs considéré comme le concepteur de l’« hindouité », définie par l’une des spécialistes, l’historienne Audrey Truschke, comme « une idéologie fasciste qui prône la suprématie de l’hindou, notamment sur les musulmans » et dont « l’objectif primordial est de transformer l’Inde d’un Etat laïque en un Etat ethnonationaliste, surnommé le “Rashtra hindou” (nation hindoue) ». Comme le rappelle Audrey Truschke, « V. D. Savarkar parlait de l’Inde comme de la patrie et partageait avec les nazis une préoccupation pour la pureté des lignées sanguines. Savarkar et d’autres ont trouvé que le traitement des juifs par Hitler était un modèle utile pour la façon de traiter la minorité musulmane de l’Inde ».
Le message envoyé aux délégations étrangères par Amitabh Kant, chargé d’organiser le G20, était clair : « Nous avons commencé notre voyage depuis les Andaman parce qu’il y a des combattants méconnus qui ont été emprisonnés dans ce pénitencier. Il est important que cette histoire soit relatée à tous les étrangers et ambassadeurs ainsi qu’aux grandes organisations internationales et à tous les invités ».

En somme, l’Inde de Modi entend profiter du G20 comme d’autres profitent de la Coupe du Monde de football ou bien des Jeux Olympiques, à savoir faire passer un message au monde, et en l’occurrence dans ce cas, proposer une autre vision de l’histoire que celle développée par les Occidentaux.
La plupart des historiens ayant travaillé sur les sources liées à cet homme considèrent en effet que son rôle dans la lutte pour l’indépendance de l’Inde est ambigu. Bien qu’il ait traversé dans sa jeunesse une période révolutionnaire en s’opposant aux Britanniques, ce qui lui valut d’être emprisonné, il aurait joué un rôle marginal dans le départ des colons, envoyant même aux autorités britanniques plusieurs recours en grâce dans lesquelles il désavouait tout désir d’indépendance de l’Inde.
Selon l’historien Christophe Jaffrelot, spécialiste de l’Inde, le principal combat de Savarkar n’était pas l’indépendance, mais la lutte contre les musulmans : « En 1941, sa principale devise était “hindouiser toute la politique et militariser l’hindouisme”, ce qui impliquait une certaine collaboration avec les Britanniques. Le gouvernement du Raj recrute des soldats indiens dans l’armée britannique et pour Savarkar, c’est une “occasion unique de faire avancer le mouvement de militarisation de notre race hindoue”. »
A priori, aucun membre des délégations étrangères n’a contesté cette visite qui relève clairement de l’instrumentalisation de l’histoire. Après des semaines de débats sur la tribune donnée au Qatar à l’occasion de la Coupe du Monde, il semblerait donc qu’aucune leçon n’ait été tirée et que l’on continue à laisser les pays hôtes des événements internationaux développer leurs récits sans en discuter ni la validité scientifique, ni le message idéologique et ses conséquences discriminatoires.
Sophie LANDRIN, « En Inde, un « briefing diplomatique » qui passe par la case prison« , in LeMonde.fr, 21 décembre 2022.
20 mardi Déc 2022
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Arts, Chemins de la mémoire, DMCA, Guerre, histoire, historicophiles, Lettres, Mémoire
Associer les arts et la guerre peut sembler relever de l’oxymore, tant le processus créatif de la démarche artistique s’oppose au cortège de deuils et de destructions accompagnant tout conflit. Ainsi le poète s’opposerait au soldat, comme l’architecte à l’incendiaire et la vie à la mort.
Et pourtant, comment ignorer la place qu’occupent les thématiques guerrières dans la littérature, la peinture, le chant et la musique, ou même plus récemment la photographie et le cinéma ? Les arts et les armes sont, de fait, très tôt associés, que ce soit pour conduire les troupes au combat, pour glorifier les victoires ou chanter les héros vaincus. L’art peut être témoignage, manifeste, condamnation ou exaltation, mais il n’est assurément pas ignorance de la guerre et de ceux qui la mènent, bien au contraire, et il joue un rôle central dans nos perceptions des conflits contemporains.

La revue Les chemins de la mémoire réalisée par la direction de la mémoire, de la culture et des archives (DMCA) du ministère des Armées propose un hors-série exceptionnel intitulé « Les lettres, les arts et la guerre« .
Ci-joint le sommaire de ce numéro avec un lien direct vers chaque article :
Peintres et peinture militaires
Les peintres de « l’Année terrible »
Uniformes : la voix de l’artiste
La peinture cubiste au service des armées ?
Musique et armées
La musique militaire française, un outil et un modèle
Les musiques militaires au temps de la Belle époque
Écrivains et métier des armes
La guerre, une fascination littéraire
Bandes dessinées, la Résistance en images
Un « art des tranchées » ?
Écrire sur la Première Guerre mondiale
À l’intérieur des camps
Les enjeux de la création artistique
La musique juive dans l’univers concentrationnaire
Dépasser la guerre
Ruptures et bouleversements après la Première Guerre mondiale
La Seconde Guerre mondiale vue par les auteurs dramatiques
La photographie de guerre, entre témoignage et oeuvre
Un nouveau média
Filmer la guerre : entre fiction et « réalité »
Le 7e art mobilisé
Le cinéma de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste
Les documentaires de propagande soviétiques
Filmer de nouveaux conflits
Les guerres d’Indochine et du Vietnam
La guerre d’Algérie dans le cinéma français
Le 11 septembre 2001, une rupture
Une riche production cinématographique
Représenter la guerre au cinéma
Le ministère des Armées et les arts
Des sculpteurs au service de la mémoire
Faire dialoguer art, histoire et mémoire
Et à l’étranger ?
L’armée américaine, du partenariat à la symbiose
Les monuments soviétiques, généalogie d’une typologie
Power metal et grandes batailles
Vous pouvez par ailleurs télécharger le numéro complet au format PDF en cliquant sur ce lien ou bien lire la revue directement dans une visionneuse en ligne.
13 mardi Déc 2022
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03 samedi Déc 2022
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30 mercredi Nov 2022
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28 lundi Nov 2022
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27 dimanche Nov 2022
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16 mercredi Nov 2022
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Coupe du monde, Football, Géographie, Migration, Qatar, Story, Tourisme





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